Federico, l’un de nos riders CLEW, a grandi tout au sud de l’Argentine, où il a fait ses débuts en snowboard. Depuis, il a aussi exploré quelques-unes des stations les plus emblématiques d’Europe. Dans cette interview, il partage son expérience entre deux continents – des lignes sauvages et techniques des Andes à l’infrastructure parfaitement développée des Alpes – et parle de ses spots préférés, de coins encore méconnus, des différences culturelles et de ce qui rend le ride en Amérique du Sud si unique.


Tu as grandi en Argentine. Quelle est ta région ou station préférée pour rider chez toi ?
Je suis né à Ushuaia, la ville la plus australe d’Argentine. C’est mon endroit préféré au monde.
À part Ushuaia, où as-tu ridé en Argentine et qu’est-ce que tu recommandes ?
J’ai ridé dans plusieurs endroits en Argentine, comme Bariloche et San Martín. Le pays est magnifique, avec des montagnes incroyables. Je recommande clairement Ushuaia pour le touring et le freeride.

Qu’est-ce qui rend le ride dans les Andes unique par rapport à l’Europe ? Neige, terrain, ambiance ?
Comparé aux Alpes, en Amérique du Sud – surtout en Patagonie sud – on a moins de neige. Du coup, le terrain est plus technique, avec des conditions qui changent constamment sur une seule descente et plus de rochers.
Un spot secret en Amérique du Sud que peu de snowboarders connaissent ?
En Terre de Feu, il y a la cordillère Darwin, côté chilien. C’est un endroit très sauvage où peu de snowboarders vont, à cause de l’accès difficile et d’une météo très imprévisible. C’est un spot que j’aimerais vraiment explorer davantage.
Tu passes aussi du temps en Europe. Quelles différences vois-tu avec les stations européennes comme Laax ?
En Europe, la culture snowboard existe depuis longtemps et les infrastructures sont beaucoup plus développées. On le voit surtout dans les snowparks, ce qui fait que la progression freestyle est plus lente en Amérique du Sud.
Comment sont les conditions météo au Chili ou en Argentine comparées à l’Europe ?
À Ushuaia, la météo est très imprévisible. Les tempêtes arrivent souvent sans apparaître dans les prévisions, ce qui rend la planification difficile. En Europe – à Laax par exemple – le temps est souvent plus ensoleillé et agréable.

Comment la culture snowboard en Amérique du Sud diffère-t-elle de celle en Europe ?
En Argentine, la culture snowboard grandit beaucoup, surtout en freeride. Là où il n’y avait personne avant, on voit maintenant beaucoup de splitboarders. Et il y a aussi beaucoup de gens avec une grande connaissance de la montagne qui la partagent, ce qui rend tout plus sûr.
Quand tu voyages entre l’Amérique du Sud et l’Europe, qu’est-ce qui te manque le plus ?
C’est toujours difficile d’être loin. Ma famille, la culture et la nourriture me manquent beaucoup. Chez soi, c’est l’endroit où on se sent en sécurité.
Pour un rider européen qui vient pour la première fois en Amérique du Sud, tu recommanderais quoi ?
Je dirais Mendoza, Bariloche et Ushuaia.
Powder day en Argentine ou park day à Laax ?
Sans hésiter : un powder day à Ushuaia. Du soleil, de la bonne neige et rider avec vue sur l’océan, c’est incroyable.
Un mot pour décrire le ride en Amérique du Sud et un pour l’Europe ?
Amérique du Sud : Communauté
Europe : Culture

















